Metz rechute.

Metz rechute.

Battues à Nîmes (27-26), les Messines voient leur avance sur Le Havre fondre au classement. Car les Normandes, de leur côté, ont battu Dijon 25-22.

NÎMES - METZ : 27-26

Salle du Parnasse. 900 spectateurs. Mi-temps : 14-14. Arbitres : MM. Bader et Weber. Exclusions à Nîmes : Simulé (16e), Signaté (39e). A Metz : Wendling (15e), Ayglon (26e), Horacek (40e), Ognjenovic (52e). Penaltys pour Nîmes : Florin 3/5. Pour Metz : Ognjenovic 2/3.

* NÎMES – Gardiennes : Houba (1re à la 30e, 8 arrêts/21 tirs, dont 0 pen./1), Hansen (31e à la 60e, 11/24, dont 0 pen./2). Les marqueuses: Marchal (1/1), Simulé (2/3), Goïorani (3/3), Florin (7/13, dont 3 pen./5), Carrat (4/5), Macra (1/7), Barral, Dancette (5/8, dont 1 pen./2), Bosc (0/2), Signaté (4/15).
* METZ – Gardiennes : Leynaud (1re à la 60e, 20 arrêts/40 tirs, dont 2 pen./7), Costache. Les marqueuses: Kysucanova (0/9), Guehl (6/9), Kanto (1/1), François, Poznarova, Lovric (6/8), Piejos (1/5), Ayglon (5/7), Wendling (2/2), Ognjenovic (2/6, dont 2 pen./3), Horacek (3/7).
* Evolution du score : 2-0 (3e), 2-2 (5e), 3-3 (7e), 4-4 (11e), 6-4 (13e), 6-5 (14e), 7-5 (15e), 7-6 (15e), 8-6 (16e), 8-13 (24e), 12-13 (29e), 12-14 (29e), 14-14 (30e), 14-15 (31e), 16-15 32e), 16-16 (33e), 17-16 (34e), 17-17 (36e), 18-18 (37e), 18-19 (39e), 18-21 (45e), 19-21 (47e), 21-21 (49e), 21-22 (50e), 22-22 (50e), 22-24 (52e), 24-24 (53e), 25-25 (55e), 26-26 (57e), 27-26 (60e).

Après Mios, Metz a subi sa deuxième défaite de la saison, ce soir à Nîmes. Un revers cruel, car acquis à la toute dernière minute sur un penalty de Blandine Dancette alors que, quelques secondes auparavant, Svetlana Ognjenovic venait de rater son tir à sept mètres quand le score était de parité à 26-26. Mais le champion en titre a des circonstances atténuantes à faire valoir.
En effet, Lenka Kysucanova (0/9) et Pavla Poznarova sont rentrées malades de Tchéquie. « Kyssou a une angine et Pozi se plaignait de maux de tête à l'échauffement. Elle n'a même pas pu essayer de tirer, explique Sandor Rac. J'ai bien mis Hélène François à leur place, mais ça n'a pas marché. Comment espérer gagner quand il n'y a personne pour marquer ne serait-ce qu'un seul but sur le poste d'arrière gauche, puisque Céline Blard n'était pas là, non plus, car elle s'est blessée en équipe de France ? De plus, Ivana Lovric a dû sortir à sept minutes de la fin sur une béquille. Elle est revenue sur une jambe pour terminer le match. »
Pourtant, malgré ces handicaps de taille, les Messines tenaient tête aux Gardoises remarquablement emmenées par leur demi-centre suédoise Jennie Florin, leurs ailières Delphine Carrat à gauche et donc Dancette à droite, ou Julie Goïorani au pivot. Comptant deux buts de retard à la 16e (8-6), elles passaient un terrible 7-0 aux coéquipières de Mariama Signaté (8-13 à la 24e). La réponse fusait par un 4-0 tout aussi net et précis : 12-13 à la 29e puis 14-14 à la pause. Quel joli bras de fer !
A la reprise, les deux équipes se rendaient coup pour coup. Metz plaçait un 3-0 (18-21 à la 45e)... aussitôt imité par Nîmes (21-21 à la 49e). Roue dans roue, chaque formation luttait pied à pied pour tenter de l'emporter. Les égalités vont ainsi longtemps se succéder, jusqu'à ce dénouement fatal.
« Katty (Piejos) était fatiguée suite à ses deux matches internationaux, explique encore l'entraîneur messin, et Nina (Kanto) n'avait pas de jus elle non plus. C'est d'autant plus navrant que Delphine (Guehl) a joué le match le plus abouti de sa saison, qu'Ivana était phénoménale avant sa blessure et qu'Amandine (Leynaud) était époustouflante dans son but. »
Les Messines ont donc à nouveau grillé leur joker sur Le Havre et Issy-les-Moulineaux, même si elles conservent encore la tête au classement. C'est bien pour le suspense du championnat, mais inquiétant à cinq jours de recevoir Copenhague en quarts de finale de la Coupe d'Europe. Espérons que d'ici dimanche, tout le monde aura recouvré l'intégralité de ses moyens.

Notre photo: Irréprochable Delphine Guehl (6/9). Sa remarquable prestation n'a, hélas, pas suffi pour faire gagner Metz.

LA 15e JOURNÉE

Mardi soir
Nîmes - METZ................................. 27-26
Issy-les-Moulineaux - Toulon.......... 32-18

Mercredi
Le Havre - Dijon............................. 25-22

Vendredi
Besançon - Fleury-les-Aubrais......... 36-33

Samedi
Arvor - Angoulème........................... 25-25




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# Posté le samedi 02 mai 2009 13:03

Jean PIETRALA ~~> Médaillé d'or !

Jean PIETRALA ~~>  Médaillé d'or !

Ancien grand gardien des PTT et actuel entraîneur adjoint de Metz Handball, Jean Piétrala est médaillé d'or de Jeunesse et Sports. Flash-back sur une carrière bien remplie.

La médaille d'or de Jeunesse et Sports sera prochainement décernée à notre ami Jean Piétrala. Une belle récompense honore ainsi le travail remarquable d'un homme de grand talent aussi gentil, compétent et disponible que dévoué, réservé et humble.
Né le 29 mars 1946 à Metz, Jean a commencé le handball à l'âge de 11 ans à l'école de Chambières. « C'était un peu par accident, relève-t-il avec humour. Il manquait un gardien dans l'équipe. Puis, mon instituteur, M. Jean-Marie Pierrel, m'a envoyé au PEC, l'ancêtre du SMEC. J'ai débuté comme cadet et j'y ai joué sept saisons jusqu'à 17 ans en Nationale 3. »
Daniel Giorgetti - le secrétaire général à qui rien n'échappe ! - le remarque alors et vient le chercher pour évoluer au sein des PTT Metz. Une très jolie histoire d'amour commence entre Jeannot et ce club où il brillera de mille feux jusqu'à 33 ans. De suite, il est nommé capitaine et évoluera en Division 1 douze années d'affilée sous la direction des Bernard Ramm, Gérard Guyon et Jean-Michel Berna. Avec ce dernier, il assumera même durant un an les fonctions d'entraîneur, puis laissera sa place au Roumain Firan, avant de revenir entraîner avec Berna pendant trois années.
Gardien redouté, Jean disputera ainsi la demi-finale de Coupe d'Europe contre Nis en 1977/78 (tiens, tiens, ça nous rappelle des souvenirs !) et sera finaliste du championnat de France. « C'était contre Strasbourg à Orléans en 1976/77, se remémore-t-il. Nous les avions battus largement deux fois en phase régulière. Et là, les Alsaciens prennent leur revanche. C'est le plus mauvais souvenir de ma carrière. Nous étions partis la fleur au fusil. On avait déjà gagné ce match avant de le jouer ! Quelle déception ! Aujourd'hui encore, je l'ai en travers de la gorge. » C'était l'époque bénie des dieux du hand avec les Guy Chanen, Gilles Meyer, René Suchan , Philippe Debut, Jean-Luc Weiss, Claudy Wilhelm, Jacky Bettenfeld, Jean-Marie Noël ou Robert Bruzustowicz...
Titulaire de trois sélections en équipe de France A, sous la férule de Jean-Pierre Lacoux, Jean Piétrala arrêtera sa carrière de joueur en 1978/79. Jeannot coachera la A une année, avant de se mettre ensuite à la disposition des juniors et de l'équipe 2. Il sera d'ailleurs sacré champion de France avec les jeunes en 1980/81. Parallèlement, ses talents émérites seront également très appréciés dans le système corpo SNCF : il y sera, tour à tour, joueur, capitaine et entraîneur de l'équipe de France SNCF.
« Mon meilleur souvenir ? La naissance de ma fille Delphine le 12 novembre 1977 : nous jouions les huitièmes de finale de la Coupe d'Europe à Stavanger, dit Jean. Il y a aussi eu ce match décisif en championnat contre Billy-Montigny : je n'avais pris que trois buts en une mi-temps. »
Mais son éclectisme le conduira aussi sur les terrains de football où son fils Laurent a, lui, choisi de s'exprimer. Il s'occupera donc des gardiens des PTT dix années durant. Puis ce sera au tour de Châtel-Saint-Germain dont les benjamins bénéficieront de ses conseils avisés six saisons.
Retour à la case départ en août 2005 : Jean Piétrala rejoint le club de hand féminin de Metz : il y sera l'adjoint de Bertrand François un an. Aujourd'hui, il en est à sa troisième saison avec Sandor Rac. «Je dédie ma médaille à mon épouse Huguette. Elle la mérite plus que moi ! » Il est comme ça, Jean : modeste et généreux. Ne change surtout pas, c'est comme ça qu'on t'aime.
Nos chaleureuses félicitations pour cet hommage mille fois mérité
.

Notre photo: Amandine Leynaud et Jean Piétrala, une complicité remarquable ayant conduit Doudou au sommet de son art.



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# Posté le samedi 02 mai 2009 13:00

Metz redress la barre ...

Metz redress la barre ...
Seize buts d'écart : voilà ce qui sépare logiquement le leader messin d'une équipe d'Arvor se morfondant en queue de classement. Et c'est tout bénéfice depuis la défaite du Havre à Mios (27-25). Metz navigue à nouveau en eaux calmes.
METZ - ARVOR : 36-20

Complexe Saint-Symphorien. 1250 spectateurs. Arbitres : MM. Charpentier et Duclos. Mi-temps : 16-10. Exclusions à Metz : François (37e), Ayglon (38e) ; à Arvor : Tarteret (11e), Azou (12e), Vaitanaki (31e), Le Hir (38e). Penaltys pour Metz : Ognjenovic (7e, 11e, 12e, 31e, 40e, 44e) ; pour Arvor : Vaitanaki (21e), Le Goff (55e).
* METZ - Gardiennes: Leynaud (1re à la 40e, 12 arrêts, dont 1 pen/2), Leythienne (41e à la 60e, 9 arrêts dont 2 pen/3). Les marqueuses: Kysucanova (5/7), Guehl (4/5), Kanto (3/4), François (0/2), Poznarova, Lovric (2/4), Blard (1/4), Piejos (6/9), Ayglon (4/6), Wendling (2/2), Ognjenovic (6/7, dont 6 pen/6), Horacek (3/5). Entraîneur: Sandor Rac.
* ARVOR - Gardiennes : Bucur (1re à la 30e, 7 arrêts, dont 0 pen/4), Gras (31e à la 60e, 6 arrêts, dont 0 pen/2). Les marqueuses: Boudan (5/6), Le-Goff (5/9, dont 1 pen/2), Ngoh-Mbah (2/10), Tamoum (1/3), Tarteret (0/2), Le-Hir (1/1), Azou (0/3), Vaitanaki (1/6, dont 1 pen/3), Dluz (1/1), Le Grignou, Manach (2/6), Stefanovic (2/2). Entraîneur: Thierry Guegan.
* Evolution du score: 0-1 (4e), 4-1 (7e), 4-2 (8e), 13-2 (19e), 13-5 (21e), 14-8 (26e), 16-9 (29e), 16-10 (30e), 17-11 (32e), 21-11 35e), 25-12 (40e), 26-13 (41e), 26-15 (43e), 27-16 (45e), 28-17 (49e), 32-17 (54e), 33-18 (56e), 33-20 (58e), 36-20 (60e).

Ballotté et au bord du naufrage il y a une semaine à Dijon, le navire amiral du handball français a remarquablement redressé la barre, ce soir devant Arvor. Certes, la tempête ne risquait pas de venir des filles de Thierry Guegan, avant-dernières au classement, mais cette victoire permet de remettre à flot un collectif touché et coulé dans son enthousiasme et son amour-propre.
Bien sûr, les Bretonnes n'ont pas l'aura des Bourguignonnes. Enfin, on ne va pas faire la fine bouche devant un tel résultat. La manière y était, tout comme l'envie et la détermination. « Je suis satisfait, même si nous avons encore quelques imperfections à gommer, constate un Sandor Rac toujours aussi perfectionniste. La transmission de la balle en contre-attaque n'a pas été assez fluide à mon goût, mais la vitesse y était. Il faudra en tenir compte avant de nous rendre à Nîmes puis d'aborder Copenhague. On n'a pas, non plus, été assez appliqué au tir au début du match, ce qui pourrait également nous poser de gros problèmes face à Leganger. Oui, dans l'ensemble, je suis content car l'équipe a fait preuve de sérieux et n'a pas relâché son effort. »
Une nouvelle fois, Amandine Leynaud a sorti le grand pavois (douze arrêts, dont un penalty) en quarante minutes, imitée ensuite par la jeune Pauline Leythienne et ses neuf parades, dont deux tirs à sept mètres. Devant une Carmen Bucur revigorée par l'air de la Lorraine et Andrea Gras, les Messines se sont effectivement un peu cherchées en attaque avant de hisser la grand-voile et voguer vers un succès mérité. Lenka Kysucanova a retrouvé son bras, Delphine Guehl et Katty Piejos n'ont rien perdu de leur adresse, Nina Kanto et Isabelle Wendling sont toujours aussi pugnaces, Camille Ayglon et Vesna Horacek ont fait mal à droite alors que Svetlana Ognjenovic réalisait un sans-faute au penalty... En onze minutes assorties d'un 9-0, le sort de la rencontre était ainsi scellé : le tableau d'affichage passait de 4-2 (8e) à 13-2 (19e). Adieux les illusions d'Arvor ! Bonjour le réalisme messin !
Rac pouvait ainsi se permettre le luxe de faire tourner son effectif à sa guise, donnant du temps de jeu à tout son monde et expérimentant même une défense new look avec, de gauche à droite, Guehl, Blard, Kanto, Ayglon, Poznarova et Lovric alors que Leythienne justifiait sa place.
Défense hermétique et agressive, attaque de feu à l'image de ce kung-fu réussi par Ayglon sur passe de Lovric : Metz a donc chassé ses doutes et repart de plus belle vers une ligne d'horizon dégagée de toute turbulence. Et vogue la galère ! Enfin pour les championnes en titre puisque, dimanche, Mios a eu la bonne idée de couler les ambitions havraises grâce à une belle victoire 27-25. Metz reprend ses distances.

Notre photo (Vincent Esch): les Messines n'ont pas été avares d'efforts, à l'image de Pauline Leythienne.

LA 14e JOURNÉE

Fleury-les-Aubrais - Nîmes...................... 30-33
Toulon - Besançon ............................... 27-28
METZ - Arvor.......................................... 36-20
Angoulême - Dijon................................ 25-30
Mios - Le Havre..................................... 27-25
Exempt : Issy-les-Moulineaux


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# Posté le samedi 02 mai 2009 12:58

Quel Gâchis !

Quel Gâchis !
Après avoir mené de neuf buts, les Messines se sont finalement fait rejoindre par Dijon (27-27). Rageant ! Les championnes gardent heureusement leur fauteuil de leader.

DIJON - METZ : 27-27

Palais des Sports Jean-Michel-Geoffroy. Mi-temps : 14-18. Arbitres : MM. Buy et Pichon. 2700 spectateurs. Exclusions à Dijon : Jelic (28 et 37e.). A Metz : Kysucanova (29e). Balles perdues à Dijon : 10 (8 + 2). A Metz : 18 (7 + 11).
* DIJON. - Gardiennes : Bertrand (1re à la 37e, 8 arrêts), Jeoffroy (38e à la 60e, 7 arrêts). Les marqueuses : Revil (4/8), L. Terzi, Jelic (0/2), Pecqueux-Rolland (0/1), Murigneux (1/3), Bernardot (0/1), Jacquinot (5/8, dont 1 pen./2), Drii-Hadj (1/3), Mavoungou (2/3), Pajtasova (3/7), Fiossonangaye (5/10, dont 2 pen./4), Saïd-Mohamed (6/7, dont 2 pen./3). Entraîneur : P. Terzi.
* METZ. - Gardiennes : Leynaud (1re à la 60e, 18 arrêts dont 4 pen./9), Costache. Les marqueuses : Kysucanova (4/7), Guehl (1/1), Kanto (4/7), François (2/4), Poznarova, Lovric (2/8), Blard, Piejos (5/8), Ayglon (2/5), Wendling (0/1), Ognjenovic (7/8, dont 5 pen/5), Horacek (0/1). Entraîneur : S. Rac.
* Evolution du score : 3-4 (3e), 3-5 (6e), 4-6 (9e), 6-8 (13e), 7-10 (16e), 11-11 (19e), 12-13 (22e), 13-14 (24e), 13-15 (27e), 14-18 (30e), 14-20 (35e), 14-22 (37e), 15-24 (39e), 16-24 (40e), 18-24 (44e), 21-24 (48e), 23-24 (50e), 24-25 (54e), 25-25 (56e), 25-26 (58e), 26-26 (59e), 27-27 (60e).

Mais comment diable les Messines s'y sont-elles prises pour se faire remonter sur le fil après avoir pourtant mené de neuf buts (15-24 à la 39e) ? Incroyable dénouement, en effet, que celui vécu ce soir dans une enceinte dijonnaise chauffée à blanc. « Et encore, si on n'a pas Doudou (Leynaud), on n'accroche même pas le match nul, soupire Jean Piétrala, le coach adjoint. Nous avons trop d'échecs au tir et nous n'avons pas été assez performants en défense. »
Pourtant, tout avait remarquablement bien débuté pour les championnes en titre, menant les débats à leur guise et atteignant la pause avec un viatique intéressant de quatre unités (14-18). Fortes derrière et appliquées devant, les coéquipières d'Isabelle Wendling récitaient leur handball dans tous les secteurs de jeu. Après avoir donc mené de neuf longueurs, c'était alors le trou noir. La panne. Durant les vingt dernières minutes, Metz n'inscrira que trois malheureux buts. Affligeant. Dijon, lui, infligera un sévère 8-0 à son rival, faisant évoluer le score de 15-24 à 23-24 à la 50e. Avant le dénouement que l'on sait.
« Ce n'est pourtant pas faute de les avoir prévenues, s'emporte Sandor Rac. J'avais averti, et répété même à la pause, que Dijon était capable de remonter les plus gros écarts ! Mais les filles se sont dit qu'à + 9, c'était plié. On a alors fait des bêtises comme ces pertes de balle ou ces tirs ratés et l'effet boule de neige s'est déclenché. » L'entraineur regrette aussi l'arbitrage ayant lourdement sanctionné ses protégées par neuf tirs à sept mètres contre cinq: « C'est une des meilleures paires du championnat, mais ils nous ont arbitrés comme des garçons en laissant trop jouer alors qu'ils auraient dû sanctionner de nombreux accrochages. De plus, ils accordent trois penaltys imaginaires à Dijon sur Pecqueux, Jacquinot et Fiossonangaye. Mais c'est la vie ! On perd un point tout seul. C'est dommage car on livre quarante-cinq premières minutes impeccables. D'un autre côté, on aurait également pu perdre la rencontre. Finalement, on sauve le nul. Ce n'est pas la fin du monde car on est toujours devant Le Havre, mais il faudra que ça nous serve de leçon pour aller à Nîmes et à Issy. » Puis d'en découdre à deux reprises contre Copenhague en quarts de finale de la Coupe des Coupes ! De pareils errements pourraient coûter cher, très cher même, face aux Danoises.

LA 13e JOURNÉE

Nîmes - Toulon.......................... 35-27
Issy-les-Moulineaux - Mios........... 35-24
Arvor - Fleury-les-Aubrais............. 30-33
Dijon - METZ............................. 27-27
Angoulême - Le Havre................ 16-26
Exempt : Besançon
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# Posté le samedi 02 mai 2009 12:55

Adieu l'Europe !!!

Adieu l'Europe !!!


Battues de cinq buts au Danemark, les Messines quittent la scène européenne avec beaucoup de regrets.

COPENHAGUE - METZ : 23-18

Frederiksberg Halle. Mi-temps : 10-9. Arbitres : MM. Valdemaras Liachovicius et Gintaras Paskevicius (Lit). Environ 400 spectateurs. Penaltys pour Copenhague : Turey (5e), Milanovic (20e, 53e). Pour Metz : Ognjenovic (16e, 39e, 43e), Poznarova (59e). Exclusions à Copenhague : Wiberg (15e), Serensen (43e), Lyksborg (59e). A Metz : Lovric (31e), Ayglon (37e).
* COPENHAGUE – Gardiennes : Leganger (17 arrêts, dont 1 pen./6), Pedersen (5 arrêts). Les marqueuses : Nielsen, Lyksborg (1/1), Serensen, Milanovic (6/15, dont 2 pen./2), Savic (3/3), Melgaard (0/1), Wiberg (1/1), Transel (0/1), Baumbach (3/5), Batinic (2/5), M. Pedersen (0/1), Turey (7/11, dont 1 pen./3).
* METZ – Gardiennes : Leynaud (60', 16 arrêts, dont 2 pen./5), Leythienne. Les marqueuses : Kysucanova (0/5), Guehl (0/1), Kanto (1/3), François (1/2), Poznarova (5/8, dont 1 pen./1), Lovric, Piejos (2/4), Ayglon (0/3), Wendling (2/3), Ringayen, Ognjenovic (5/8, dont 3 pen./3), Horacek (2/6).
* Evolution du score : 1-1 (1re), 2-2 (4e), 3-3 (6e), 4-4 (7e), 6-4 (10e), 7-5 (16e), 8-6 (20e), 10-7 (27e), 10-9 (30e), 14-9 (36e), 14-10 (39e), 16-11 (42e), 17-12 (46e), 17-15 (51e), 19-15 (54e), 20-17 (58e), 21-18 (59e), 23-18 (60e).

Le miracle tant espéré n'a pas eu lieu. Cet après-midi, Metz s'est encore incliné face à Copenhague, mais de cinq buts cette fois (23-18), après avoir subi un cruel échec de trois unités (20-23) à l'aller. Adieu Coupe d'Europe ! Tout pour le championnat...
« Nous avons fourni une bonne première mi-temps, mais nous avons raté trois, quatre immanquables qui nous auraient permis de passer devant, regrette Sandor Rac. Ensuite, en seconde période, on a été dépassé par une équipe qui sera sans doute finaliste, voire vainqueur de cette Coupe des Coupes. » Maigre consolation. Les Messines restent donc sur leur faim, bloquées à nouveau au stade des quarts de finale. Leurs regrets sont d'autant plus grands que les Danoises ne leur étaient pas franchement supérieures. Ah, cette fichue seconde période aux Arènes, avec ces seuls six petits buts inscrits, a pesé lourd, très lourd dans la balance.
Ce handicap initial s'est donc avéré être insurmontable devant un adversaire sûr de ses forces et imprimant son rythme à la partie. Malgré un match héroïque d'Amandine Leynaud (seize parades), Metz n'a pas pu hausser son niveau de jeu en attaque, une carence fatale au final. « La défense a fait son boulot, devant une Amandine encore une fois irréprochable, reconnaît l'entraîneur. Mais nous n'avons pas réussi à monter la balle et nos arrières ont trop peu marqué. Kyssou toujours malade, seule Pozi a émergé. C'est dommage. Je suis déçu car nous n'étions pas inférieurs à Copenhague si nous avions disposé de toutes nos forces. »
Turey (7/11), Milanovic (6/15), Savic (3/3) ou Baumbach (3/5) et Leganger (17 arrêts) ont assuré la qualif des Danoises. Metz pourra longtemps regretter ses sautes d'humeur et tous ces pépins de santé ayant affaibli son collectif.
L'avenir se résume maintenant à cet objectif prioritaire de garder le titre de champion de France et de briller lors des deux coupes hexagonales. Beaucoup d'équipes nous envieraient ces échéances ! Mais Isabelle Wendling et ses coéquipières auraient quand même mérité de viser encore plus haut. C'est le sport.


Notre photo: Pavla Poznarova (cinq buts) a été à la hauteur de l'événement. Hélas...
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# Posté le lundi 06 avril 2009 13:12